Au cours du premier semestre 2026, nous avons principalement travaillé à la recherche de cofinancements afin de pouvoir déployer le projet. Cette étape nous a notamment permis d’engager l’acquisition d’un véhicule (un van) qui sera aménagé et habillé d’un covering spécifique. L’idée est d’en faire un véritable outil de communication, au-delà de sa vocation de postvention, afin qu’il puisse également être utilisé dans l’ensemble de nos actions de promotion de la santé mentale sur le territoire.
Sur le plan scientifique, nous avons obtenu la validation du Conseil scientifique pour intégrer le projet dans un protocole de recherche. Cette démarche nous permettra d’objectiver les résultats, de les valoriser et, à terme, de disposer de données probantes favorisant la pérennisation et la transférabilité du dispositif.
L’acquisition du véhicule est en cours et nous espérons pouvoir en disposer d’ici la fin de l’été. Le dernier trimestre 2026 sera consacré à son aménagement, à la réalisation du covering et à la préparation des différents outils nécessaires au lancement. L’objectif est de prendre la route dès 2027, à raison de deux arrêts par département et par an.
Nous envisageons également d’organiser une soirée officielle de lancement au mois de novembre, réunissant l’ensemble des partenaires et mécènes du projet. Ce sera l’occasion de présenter le dispositif, mais aussi de sensibiliser plus largement aux enjeux de la postvention.
Le projet repose sur deux volets complémentaires.
Le premier consiste à aller à la rencontre des personnes endeuillées par suicide, qu’il s’agisse de citoyens ou de professionnels, qui peuvent eux aussi être confrontés à un suicide dans le cadre de leur activité. À chaque étape, le dispositif proposera un stand d’information, des consultations individuelles d’orientation vers les ressources du territoire ainsi qu’un groupe de parole.
Le second volet est consacré à la sensibilisation à la postvention auprès des partenaires du territoire. Dans un premier temps, nous souhaitons notamment sensibiliser les forces de l’ordre, les sapeurs-pompiers, les professionnels libéraux via les CPTS, les élus, mais aussi l’ensemble des partenaires qui en feront la demande. Ces sessions pourront être organisées à la demande des structures ou programmées directement sur les territoires. Nous souhaitons également mettre à disposition de ces professionnels un kit pédagogique leur permettant de mieux comprendre ce qu’est la postvention et de connaître les ressources mobilisables.
Nous sommes actuellement dans une importante phase de préparation de ces outils de communication, avec notamment la conception des kits pédagogiques ainsi que la réalisation d’une bande dessinée dédiée à la postvention.
Enfin, nous présenterons le projet fin août lors du congrès d’Albi de l’Université de la Coordination en Santé, dont la thématique est « Faire système ». Nous trouvions intéressant de le présenter dans ce cadre, car cela permettra de faire connaître le dispositif à l’échelle nationale tout en recueillant les retours et les idées de professionnels de la coordination, au-delà du seul champ de la santé mentale.
